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En discussion avec Raymond Meyboom, administrateur délégué de Diacosmo

Des marques de niche au rêve européen

Des marques de niche au rêve européen

Dans un monde où les grandes marques de cosmétiques donnent le ton, la société belge Diacosmo a délibérément choisi une voie différente depuis plus de 30 ans. En effet, l'entreprise construit un portefeuille de marques de niche dans le domaine des cosmétiques, des sacs et des accessoires. Pas de L'Oréal, pas de Chanel, mais des marques de caractère, pas encore établies mais avec du potentiel. Derrière cette stratégie se trouve Raymond Meyboom, le directeur de Diacosmo qui incarne pleinement la marque. Avec du cran, une vision claire et une bonne dose de persévérance, il a construit pas à pas son entreprise pour en faire un acteur aux ambitions européennes.

« Tout le monde aime dire qu'il est distributeur de L'Oréal ou de Chanel, mais c'est précisément ce que nous évitons », explique Raymond en souriant. « Nous choisissons expressément des marques qui ne sont pas encore établies au Benelux, mais qui ont du potentiel. Notre travail consiste à développer ces marques jusqu'à ce que les détaillants ne puissent plus les ignorer. »

Cette approche semble fonctionner : aujourd'hui, les marques Diacosmo sont présentes dans les magasins Kruidvat, ICI Paris XL, Di et Galeria INNO. Raymond précise : « Nos marques se situent entre le mass et le prestige. Elles ne sont pas très chères, mais elles sont plus fortes en termes de qualité. C'est ce qui les rend attrayantes à la fois pour les consommateurs et pour les détaillants ».

Le chemin qui mène à ce succès n'était pas tracé d'avance. Il y a cinq ans, Diacosmo a levé 300 000 euros via Bolero Crowdfunding - un point de bascule. « En 2018, notre chiffre d'affaires était encore inférieur à un million », rappelle Raymond. « Aujourd'hui, ces chiffres sont nettement plus élevés. Cette campagne de crowdfunding nous a non seulement donné de l'oxygène financier, mais aussi de l'espace pour nous restructurer et traverser la période difficile qui a suivi la pandémie de Covid-19. »

De nouvelles étapes

Depuis cette campagne de crowdfunding, Diacosmo a progressé plus que jamais. Alors qu'elle se concentrait auparavant sur le Benelux, elle regarde désormais au-delà des frontières. « Nous voulons passer d'un acteur local à un distributeur européen », explique Raymond. « Au lieu de travailler pays par pays, nous voulons distribuer des marques sur l'ensemble du marché européen. Parallèlement, l'entreprise développe ses propres marques, et une boutique en ligne européenne ainsi qu'une plateforme web sont en préparation. Et ce n'est pas tout : un nouveau concept de magasin est également en préparation aux Pays-Bas. « Nous voulons offrir aux consommateurs plus qu'une expérience d'achat traditionnelle », explique Raymond. « L'expérience est centrale. Pensez à des événements, des ateliers et des moments d'interaction sociale - un endroit où les gens peuvent vraiment découvrir les marques. »

Avec le recul, le choix du crowdfunding s'est avéré judicieux. « Le financement bancaire est presque impossible pour ce type de projet, à l’heure actuelle », explique sobrement Raymond. « Le crowdfunding offre une alternative qui permet non seulement de lever des fonds, mais aussi de créer un véritable engagement autour d’un projet. Les gens investissent dans quelque chose de tangible, quelque chose qu'ils peuvent suivre et ressentir. Grâce à Bolero Crowdfunding, ils se sont sentis en sécurité, notamment grâce au lien avec KBC. »

Raymond considère donc le crowdfunding comme une formule d'avenir. « En Belgique, il en est encore à ses débuts, mais c'est un excellent moyen pour les entrepreneurs de financer leur croissance. Il offre de la confiance - pour tous les concernés. » Y aura-t-il une deuxième campagne ? Raymond sourit. « Nous y pensons certainement ».

Dans cette perspective, Diacosmo reste fidèle à ses racines : indépendante, ambitieuse et toujours à la recherche de nouvelles opportunités ; des marques de niche aux horizons européens.